29 SEPTEMBRE 2026Social

La fonction publique se mobilise contre le gel du point d'indice

Le 29 septembre, plus de 170 rassemblements et une journée de grève unitaire touchent la fonction publique, organisés par huit syndicats pour dénoncer le gel du point d'indice et peser sur les arbitrages du budget 2027. Les syndicats annoncent une «journée noire», tandis que le gouvernement défend ses mesures d'économie et prépare la présentation du budget dans les prochains jours.

Ce mardi 29 septembre, la fonction publique est en ordre de marche : plus de 170 rassemblements sont annoncés à travers le pays lors d'une journée de grève unitaire appelée par les huit principales organisations syndicales pour contester le gel de la valeur du point d'indice et les choix du gouvernement pour le budget 2027.

Une journée nationale de mobilisation

Les intersyndicales veulent «mettre la pression» à quelques jours de la présentation officielle du budget, citée par les syndicats comme un jalon clé pour peser sur les arbitrages. La CGT a appelé à une «journée noire» et les autorités anticipent plusieurs dizaines de milliers de manifestants au total, hors mobilisation potentielle des sapeurs-pompiers qui ont déjà défilé à Paris.

Les motifs de la colère sont financiers et structurels : outre la décision gouvernementale de maintenir gelée la valeur du point d'indice — mesure chiffrée par l'exécutif à plusieurs milliards d'économies — les syndicats réclament une revalorisation salariale, l'indexation sur l'inflation, une refonte des grilles de carrière et davantage de moyens pour les services publics. Les organisations espèrent aussi «lancer un message aux candidats à la présidentielle» en pleine campagne, une dimension politique mise en avant pour élargir l'impact de la mobilisation.

Enjeux et perturbations attendues

Sur le terrain, les perturbations devraient être variables : la SNCF et la RATP ont annoncé des impacts ponctuels tandis que certains secteurs, comme l'éducation primaire, pourraient connaître des taux d'absence significatifs (le Snuipp-FSU évoque jusqu'à 40 % d'enseignants mobilisés). Au-delà du nombre de manifestants, les syndicats cherchent à infléchir le débat budgétaire et à préserver le pouvoir d'achat des agents publics.

Pour le gouvernement, il s'agit de concilier exigence de maîtrise des comptes publics et maintien de services jugés indispensables. Dans les prochains jours, la présentation du projet de budget et les réponses de l'exécutif détermineront si la mobilisation se diffuse ou si un apaisement politique est possible.

À suivre : la lecture du projet de budget et les premières réponses gouvernementales dans les 48 heures seront déterminantes pour savoir si les syndicats maintiendront la pression ou s'engageront dans des négociations durables.